cours de récréation

Depuis la fin de l'année 2018, la Ville de Lille nous confie des missions de concertation dans le cadre du projet de "dé-bétonnisation" et de végétalisation des cours d'école. Nous avons ainsi mené des ateliers et des temps d'échange auprès de l'ensemble des membres de la communauté éducative (enfants, enseignants, personnel périscolaire, parents) dans six écoles ou groupes scolaires.

Groupes scolaires concernés :

  • Lamartine-Jenner (2018),
  • Turgot (2018/2019),
  • Arago (2020)
  • Gounod-Lavoisier (2019/2020)
  • Chateaubriand-Maintenon (2020/2021)
  • Sophie Germain (2020/2021)

L'objectif de ces rencontres est de recueillir les besoins de chacun, d'établir un diagnostic du fonctionnement actuel de la cour et un cahier de préconisations pour le projet de restructuration de ces cours à destination des services techniques de la ville et de l'agence d'architecture et de paysage en charge du projet. Des allers-retours entre les propositions des usagers de l'école, le travail de l'agence de paysage et celui des services techniques de la ville permettent de construire des projets de plus en plus collaboratifs !

# L'exemple de la cour de l'école Turgot

 

 

Une réappropriation du projet comme support pédagogique

 

“Tout a tourné autour de ce projet, et plus largement autour du « jardin » : en arts plastiques, en sciences, en français, etc. C’était un projet  transversal”

 

Enseignante CE2  


L'implication des usagers dans le projet

 

“L'accompagnement a été utile pour connaître ce que les enfants aimaient et ce qu'ils aimaient moins dans leur cour. C’était un retour d’expérience sur la manière dont ils vivaient leur quotidien dans la cour et éventuellement formuler des envies spécifiques.” 

 

“Le diagnostic des usages permet de donner du poids à des décisions qui étaient assez importantes à l’échelle d’une cour de récréation”.

 

L'architecte paysagiste du projet 


 

Acquérir des connaissances et des compétences 

  • la représentation dans l’espace
  • la représentation sur un plan 
  • des connaissances en sciences (besoins des végétaux)
  • connaissance du vocabulaire du projet et de la cour d’école

Le projet développe la capacité des enfants à “vivre ensemble” et des compétences telles que savoir prendre la parole devant les autres, se faire comprendre, s’écouter, discuter et prendre des décisions collectives”.

 

La directrice


Mieux se repérer dans la cour

Suite aux travaux dans la cour de l'école et pour faciliter l'appropriation des nouveaux usages, les enfants ont imaginé et dessiné des pictogrammes ainsi qu'une signalétique des espaces nouvellement créés.

 

Recolorisés par nos soins, imprimés et installés par les services de la ville de Lille, le résultat "est assez visuel et facile à interpréter parce que dans l’école, on a des [...] non-lecteurs et [...] aussi des primo-arrivants qui ne parlent pas français du tout, donc ça permet de visualiser les choses.” (La directrice de l'école)

 

 

“Le guide est nécessaire, indispensable même. En début d’année, il faut que les enfants aient connaissance de ce document [...] et puis à chaque période de vacances, quand il y a des centres, on redonne des flyers avec les explications pour que les enfants qui viennent d’autres écoles aient connaissance aussi du zonage.”

 

La directrice

Apporter de la couleur

 

 

Les jeux au sol ont également fait l'objet d'une démarche de projet à part entière. Les enfants souhaitaient des jeux colorés sur le thème de la ville. Il a fallu localiser le lieu le plus approprié dans la cour pour peindre la mini-ville, puis définir collectivement les éléments constitutifs du dessin final. 

 

 

A partir des dessins des enfants, Récréations Urbaines a pu réinterpréter les envies et reprendre dans un grand jeu au sol les éléments graphiques de la mini-ville au sol et sur les murs.